Instagram et X boudés par les jeunes : une étude à lire absolument !

By johan

L’univers des réseaux sociaux évolue rapidement, particulièrement chez les 16-25 ans. Une enquête publiée en mars 2025 par Diplomeo en collaboration avec BDM révèle des changements significatifs dans les habitudes numériques de cette génération. Le paysage numérique se redessine avec certaines plateformes qui perdent du terrain tandis que d’autres maintiennent leur position dominante.

Évolution et préférences des jeunes sur les plateformes sociales

Instagram, Snapchat et TikTok forment aujourd’hui le trio dominant dans les usages quotidiens des jeunes. Malgré sa première place, Instagram montre des signes d’essoufflement avec 76 % d’utilisateurs en 2025, contre 90 % en 2023. Cette baisse significative de 14 points témoigne d’un changement dans les comportements numériques de cette génération.

Snapchat suit une tendance similaire avec 63 % d’utilisateurs contre 80 % deux ans auparavant. TikTok stabilise sa position à 60 %, séduisant particulièrement l’audience féminine qui représente 77 % de ses utilisateurs. Cette plateforme reste très populaire chez les 16-20 ans, mais perd en influence auprès des 20-25 ans.

LinkedIn maintient sa position de réseau professionnel de référence avec 43 % d’utilisateurs, principalement parmi les 20-25 ans. Facebook et X (anciennement Twitter) poursuivent leur chute libre, surtout chez les plus jeunes. Seulement 9 % des jeunes de 16 ans utilisent encore Facebook, tandis que X atteint à peine 6 % dans cette tranche d’âge.

Plateforme Taux d’utilisation Tendance depuis 2023 Public principal
Instagram 76 % En baisse (-14 %) Femmes (87 %) et 16-20 ans
Snapchat 63 % En baisse (-17 %) Femmes (75 %) et 16-20 ans
TikTok 60 % Stable (-3 %) Femmes (77 %) et 16-20 ans
X (ex-Twitter) 28 % En forte baisse Hommes (31 %)

Parmi les réseaux émergents, Threads atteint 10 % d’utilisateurs, tandis que BeReal stagne à 23 %. Les alternatives comme Bluesky (4 %) peinent à conquérir cette génération malgré leur positionnement comme alternatives éthiques à X.

Désengagement numérique et phénomène de suppression d’applications

Un phénomène marquant se dégage de cette étude : 39 % des jeunes ont supprimé au moins un réseau social en 2025. X se distingue négativement avec 32 % des utilisateurs qui l’ont abandonné, principalement en raison de désaccords avec sa ligne éditoriale et la désinformation qui y circule.

Facebook poursuit sa dégringolade avec 18 % des jeunes qui l’ont quitté. Même les réseaux populaires ne sont pas épargnés : 31 % des jeunes ont supprimé TikTok, 20 % Instagram et 19 % Snapchat. Les principales motivations pour ces suppressions sont :

  • Non-utilisation de l’application (51 %)
  • Temps excessif passé sur la plateforme (38 %)
  • Désintérêt pour le contenu proposé (37 %)
  • Désaccord avec la ligne directrice du réseau (14 %)
  • Protection des données personnelles (6 %)

Malgré cette tendance au désengagement, 88 % des jeunes estiment ne pas pouvoir se passer totalement des réseaux sociaux. Ils y consacrent en moyenne 1 à 3 heures quotidiennes pour 35 % d’entre eux, tandis que 25 % y passent plus de 3 heures par jour.

Les réseaux sociaux entre opportunités et risques pour la jeunesse

Au-delà du divertissement, les plateformes sociales jouent un rôle crucial dans l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes. Instagram et TikTok (40 %) ainsi que LinkedIn (36 %) sont les principaux canaux utilisés pour s’informer sur les formations. Pour la recherche de stages ou d’alternances, LinkedIn domine avec 70 % des utilisateurs, loin devant Facebook (17 %) et Instagram (13 %).

WhatsApp reste la messagerie privilégiée pour communiquer entre proches (80 %), suivie par les SMS/iMessage (67 %), Snapchat et Instagram (56 %). Pour s’informer, les jeunes consultent principalement Instagram (51 %), YouTube (47 %) et TikTok (38 %).

Le côté sombre des réseaux sociaux persiste avec 11 % des jeunes qui déclarent avoir été victimes de cyberharcèlement. Instagram (41 % des cas), Snapchat (31 %) et Facebook (20 %) sont les principales plateformes concernées. Face à ces situations, 38 % des victimes en parlent à leurs parents et 33 % à leurs amis.

Les impacts négatifs des réseaux sociaux se manifestent essentiellement par des problèmes de concentration (63 %), une sensation de perte de temps (58 %), des comparaisons néfastes (42 %, particulièrement chez les femmes) et du stress ou de l’anxiété (31 %). Conséquence : 45 % des jeunes optent désormais pour des comptes privés, une tendance plus marquée chez les femmes (57 %) que chez les hommes (33 %).

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